Le goût pour l’ivresse

L’alcool, lubrifiant sociale, boisson de la luxure. Pourquoi cette boisson est tant présente dans notre société ? Que nous révèle la consommation d’alcool sur la nature humaine?
Dans cet article j’effectuerai une approche philosophique et sociologique de l’alcool.

Reprenons les 3 instances du psychisme décrites par Freud : le ça , le moi et le surmoi.

Pour les décrire brièvement:

Le ça est le siège des pulsions issues de l’inconscient, dans lesquelles vont puiser le surmoi et le moi. Le ça est lié au désirs,aux instincts.

Le surmoi est l’héritier de l’autorité parentale. On pourrait le décrire comme une voix qui résonne à l’intérieur de vous et qui vous dit « fait ceci, ne fait pas ça, fait comme ceci, ne fait pas comme cela ». Il élève la conscience à un plus haut degré. Le surmoi ,ce sont toute ces intériorisations permettant de s’auto-évaluer, de modifier ses comportements pour bien  correspondre aux valeurs apprises, et à l’image positive et valorisée qui émane de notre éducation.

Le moi est un intermédiaire. Il est enchevêtré entre les envies du ça et la sévérité du surmoi.

Enfin bref débutons…

Tout commence à l’adolescence, la poussée d’hormones au début de la puberté modifie notre  cerveau, les désirs libidineux et les pulsions sexuelles  sont accrues et inondent le moi.

Le moi qui a comme tâche de coordonner et d’harmoniser la conscience, les désirs et les exigences de la réalité peut-être surmené par ce travail d’organisation. La fameuse expression »peser sur la conscience »peut être traduite comme étant un surmenage du »moi ».
Ainsi, l’alcool apparaît alors comme un moyen miraculeux permettant d’atténuer ,voir d’annuler les tensions et souffrance de la réalité et de régresser à un état similaire à celui d’un jeune enfant qui voit la vie en rose.
Le schéma est le suivant:
En premier lieu, l’alcool endors le moi.
  «La conscience est soluble dans l’alcool » Freud
L’analyse de la réalité , du risque, du danger est réduite de façon significative. Les pulsions prennent le pouvoir. Quand tu es sous l’emprise de l’alcool, tu agis sans réfléchir. Honte,peur,morale,gêne, toutes ces émotions semblent être enfouies et rien ne semblent pouvoir t’arrêter.
Seules les satisfactions des pulsions qui comptent. Le moi et la conscience, qui ont pour habitudes de restreindre les satisfactions voluptueuses des pulsions, sont endormies. C’est un état jouissif,euphorique.
En d ‘autres termes , l’alcool est un excellent inhibiteur des frustrations externes ou internes constituées par les interdits imposés par le Surmoi.
L’ivresse permettrait d’accéder à un sentiment de toute puissance absolue.
Cet état étant bien entendu temporaire, l’individu  va inéluctablement réitérer son action pour retrouver cet état euphorique . Ainsi se forme un cercle qui est difficilement à brisable, d’autant plus qu’intégrer dans beaucoup de normes sociales. Il est en effet admis de boires lors de festivités , de grandes occasions…
L’alcool , en plus d’être un produit de consommation courante, est aussi un objet culturel à usage social .
« Boire et s’enivrer représentent des actes collectifs et individuels qui organisent un mode de relations aux autres et participe à la construction des identités. »
Please follow and like us:
Facebook
Facebook
RSS
Follow by Email
Google+
http://jeunesdinfluence.fr/?p=569
YOUTUBE
YOUTUBE
INSTAGRAM
3 commentaires Ajoutez les votres

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.