La valeur de la virginité

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Une femme qui a vendu sa virginité un million d’euros ?

Ainsi la valeur de la virginité n’a pas été ensevelie sous les décombres de la révolution sexuelle ?

En effet, les années 1970 ont, avec la libération, révolution sexuelle, rejetés les valeurs, les principes stricts d’une société conservatrice. La virginité, sacralisée avant les années 1960, est vue d’un autre angle.

Dans une société hyper sexualisée telle que la nôtre, la virginité semble être de moins en moins en adéquation avec les mœurs actuelles.

Néanmoins sa symbolique semble perdurer au travers de certaines pratiques, souvent liées à la religion : les certificats de virginité et des réparations d’hymen (hyménoplasties) chez les musulmans, mouvement « No Sex « qui prospèrent aux États-Unis, vente de virginité.

Cherchons à remonter le cours de son histoire afin de saisir les multiples significations de la virginité au fil des siècles. A noter, bien entendu que la virginité est un phénomène physique mais surtout morale et sociale, on ne peut le restreindre à un simple phénomène physique.

Dans l’Antiquité gréco-romaine, symbolise, l’intégration des femmes dans la cité et la résistance aux pulsions sexuelles destructrices. Les femmes vierges sont honorées.

Pour ce qui est de l’Antiquité païenne. Les femmes étaient condamnées à une fonction d’objet pour les hommes dont elles ne pouvaient échapper. Soient-elles se mariaient pour enfanter, ou bien elles devenaient prostituées, donc objet de plaisir. Ainsi, le christianisme leur a offert cette liberté de pouvoir s’extirper de cette fonction d’objet. Beaucoup de femmes se sont précipitées sur cette liberté, elles ont refusé le mariage et les périls de l’enfantement. Elles ont acquis une chance d’accéder à autre chose qu’à la vie domestique : les études, la théologie, etc. Il y a eu là une conquête ressentie comme telle. En d’autres termes, la virginité a été un moyen d’échapper à un système qui instrumentalise la femelle humaine au service des lignées masculines et du plaisir masculin.

Étudions maintenant le rapport entre religion et virginité.

Dans, le judaïsme la virginité féminine est la manifestation concrète de la pureté de l’épousée garantissant l’authenticité de la descendance masculine. Pour l’islam, l’homme se doit d’épouser une vierge afin de s’assurer de l’attachement de celle-ci. Enfin, le christianisme, de son côté, bouleverse la conception de la virginité en la dissociant de la sexualité, la virginité n’est plus un état temporaire corporel mais un but en soi, une vertu morale. , Virginité représente liberté vis-à-vis du désir , triomphe de l’esprit sur la « chair qui tire l’homme vers l’animalité ».

Enfin, en analysant la nature intrinsèque de l’homme on observe qu’importe l’époque,

l’homme recherche toujours à conquérir le monde ; à laisser son empreinte. Ainsi pour certain la virginité d’une femme représente un certain fantasme par syllogisme avec la « conquête » de part la défloraison d’une femme.

L’homme jouit du fait qu’il pénètre une femme qui n’a jamais connu aucun autre homme. Il se plaît d’autant qu’il la domine pleinement.

« Celui qui a apaisé le premier le désir amoureux de la jeune fille longtemps et péniblement retenu, et a vaincu, de ce fait, les résistances qu’avaient érigées en elle les influences de son milieu et de son éducation, celui-là établit avec elle une liaison durable qui ne pourra plus s’établir avec aucun autre homme. »

Ainsi malgré le fait que dans notre société actuelle, et en particulier pour les non religieux, la tendance semble s’être inverser, que la normalité est la légèreté des mœurs et la virginité tardive est en générale stigmatisée. Malgré cela, la valeur symbolique de la virginité qui s’est forgée au fil du temps, ancrée dans l’inconscient et le conscient des hommes, fanera difficilement.

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