La polyvalence ou la spécialisation


Faut-il être spécialiste ou être bon dans plusieurs domaines, c’est-à-dire être polyvalent? Question qu’il peut-être pertinent de se poser.

La polyvalence découle de la curiosité, l’envie d’apprendre de nouvelles choses. Découvrir de nouveaux horizons, voilà ce qui va pousser des gens vers la polyvalence.

Il faut savoir que la courbe d’apprentissage n’est pas linéaire, tu progresses vite au début puis de plus en plus lentement, cela découle de ce qu’on appelle la loi des rendements décroissants.

Par conséquent, les gens polyvalents jugent qu’il est plus intéressant d’investir leur temps pour acquérir un maximum de compétences.

Quels sont les avantages d’être un touche-à-tout ?

Tout d’abord, la capacité de résoudre des problèmes variés sans forcément avoir recours à des ressources extérieures. La polyvalence permet d’acquérir une certaine ouverture d’esprit qui est nécessaire dans une société en constant changement telle que la nôtre. Chaque activité stimule notre cerveau est créé des terminaisons nerveuses, le piano va stimuler ton cerveau, les maths vont le stimuler d’une autre façon c’est pourquoi toucher à tout permettrai une meilleure exploitation de ses capacités neuronales.

Néanmoins le défaut de la polyvalence est qu’à tout vouloir faire on ne fait rien. Élargir ses horizons oui, se disperser non.

Parlons maintenant de la spécialisation, un concept tout autre qui va souvent être privilégié à la polyvalence. La spécialisation résulte de l’envie de maîtriser un unique domaine à 100% dans ces moindres rouages, moindres secrets. Dans certains domaine la spécialisation est un prérequis, car dans ces quelques domaines pour prétendre à quelconque évolution il faut être un expert très pointu comme par exemple l’intelligence artificielle ou la neurologie .Enfin, il est important de noter que dans le milieu professionnel les grandes boites vont préférer faire appel à des experts dans leurs domaines.

Et puis, il faut le dire, dans une société ou le marché du travail est saturé comme la nôtre, être bon ne suffit plus, il faut se démarquer. C’est en sens que la spécialisation est valorisante, car, elle permet de se créer une certaine renommée.

Néanmoins, comme dit récemment nous vivons dans une société qui évolue constamment et rapidement. Des domaines, des secteurs s‘effondrent et laissent place à d’autres. Le souci de la spécialisation est que si ton secteur s’effondre, tu deviens alors obsolète là où le polyvalent saura rebondir plus facilement.

Il est difficile d’avoir un avis tranché sur cette question puisqu’il ne semble pas y avoir de « bonnes réponses ».A travers l’histoire, on voit qu’il est possible de réussir par la polyvalence comme le font ceux qu’on appelle les multi potentiels:

c’est le cas de Leonard de Vinci peintre, écrivain, sculpteur, inventeur, ingénieur militaire, organisateur de fêtes et musicien.

Et par la spécialisation, comme le montre les différents prix Nobel, le mathématicien Cédric Villani ect

Enfin, il est important de noter qu’une association de ces 2 concepts est possible.

D’un part en choisissant de toucher à tout dans un premier temps pour acquérir des compétences variées, puis suite à cela, choisir un domaine précis dans lequel vous vous investirez un maximum.

Et d’autre part en étant spécialiste et en intégrant et développant un réseau d’expert où chacun apportera une compétence différente et complémentaire à la tienne.

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