Le travail pour les femmes, libérateur?

 

« Le travail est libérateur ! », clament haut et fort les femmes d’aujourd’hui. Sur un ton grave à leurs filles, ou sur un ton avisé à leurs copines. « Le travail est libérateur ! », disent-elles aux quatre vents, à toutes les filles auxquelles elles souhaitent la liberté… ou la libération. 

Le travail est-il libérateur ? Que dire du passage de mère au foyer à femme salariée ?

L’accès au travail rémunéré permet aux femmes d’acquérir une indépendance financière vis-à-vis de leurs conjoints.

Une femme salariée c’est une femme qui s’autonomise, qui réalise ses propres ambitions. A travers sa vie professionnelle, une femme peut se développer d’un point de vue personnel, affermir son caractère. Elle est impliquée alors dans son épanouissement personnel en tant que citoyenne active, constructrice de son propre avenir.

Enfin, on peut dire qu’au sein d’un couple une femme qui a gagné en statut social, qui est considérée comme l’égale de son conjoint et qui a acquis une forte personnalité, peut  contribuer à l’harmonie, favoriser la complicité et la compréhension, éléments primordiaux dans une relation de couple.

Mais le travail est-il réellement libérateur pour toutes les femmes ?

Derrière la parité homme-femme, pour laquelle les féministes ont lutté avec acharnement se cache le combat de la lutte des classes. Les féministes ont voulu absolument mettre les femmes au travail, mais ça n’est plus un choix c’est une obligation. En imposant leur choix, les femmes qui se complaisaient à consacrer leur vie à l’éducation de leurs enfants ne peuvent plus. Pour la femme bourgeoise, la femme ayant fait des bonnes études et/ou issues de bonnes familles, le travail peut effectivement être un épanouissement. Mais qu’en est-il des femmes issues de milieux plus modeste? Se plaîent-elles réellement dans leurs boulots subalternes du tertiaire là où elles auraient été chez elles à élever leurs enfants dans le passé ? Elles y sont contraintes, car, soumises à l’impératif de production et à la pression médiatico idéologique dominante.

Cette pression sociale se manifeste par la dévalorisation de la mère au foyer.

La mère au foyer est souvent décrite comme étant une femme enfermée chez elle, esclave de son homme et de ses enfants. Or,la femme qui choisi de rester à la maison pour élever ses enfants peut très bien organiser son temps à sa façon entre tâches ménagères, engagements culturels, associatifs. Elle peut tout de même s’épanouir à travers toute une vie culturelle,associative, qui peut être fort enrichissante et dont sont privées les femmes soumises au rythme métro-boulot-dodo. Ce qui m’amène au deuxième point.

Le deuxième problème qu’apporte le travail est la conciliation de vie professionnel et vie de famille.

Si,les mères ont  souvent la sensation de devoir courir toute la journée ce n’est pas un hasard.

Les mères ressentent une double pression, une par rapport à la façon dont elles élèvent leurs enfants une  autre pression au travail. Elles ont besoin de se sentir compétentes en tant que parents et salariées.

Ce stress occasionnée par le constant manque de temps de la mère, peut avoir des conséquences négatives sur le bien-être des enfants. En effet, une mère disponible pour son enfant est primordial pour créer un climat familial rassurant et nécessaire au bon développement de l’enfant.

Ce qui est intéressant de noter c’est que les responsabilités domestiques qui étaient alléguées aux femmes, ont maintenant été redistribuées à d’autres femmes issues de milieux plus modestes ce qui rejoint le point que j’avais évoqué au début. Les femmes embauchent et payent d’autres femmes pour faire le ménage, pour s’occuper de leurs enfants.

Le travail apporte beaucoup de nouvelles contraintes.Une femme réellement épanouie sans ce qu’elle fait ne devrait pas y renoncer , car, elle perdrai les compétences, son statut social qu’elle aura durement forgé. Abandonner un milieu où elle brillait et pour s’adonner à des activités domestiques. Être femme au foyer,bien évidemment ce mode de vie ne convient pas à toutes les femmes. Travailler à l’extérieur ou femme au foyer, chacun peut avoir ses impératifs et ses goûts et le plus important serait de pouvoir choisir sans être soumis au modèle unique imposé par le gouvernement.

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