La sélection à l’université, une bonne chose?


La sélection à l’université, est-elle profitable à la société? Question qu’il est tout à fait légitime de se poser.

D’année en année, le nombre d’étudiants par université croît. Or, les bâtiments universitaires ne s’élargissent pas. Inéluctablement, cela entraîne un surpeuplement des universités, et qui dit surpeuplement dit mauvaises conditions de travail. L’autre cause de ce surpeuplement est que beaucoup d’étudiants ne savent pas réellement quoi faire après le bac. Par conséquent, beaucoup choisissent des filières généralistes afin de se laisser le temps de mûrir et de trouver un projet professionnel.

C’est pourquoi l’Etat souhaite instaurer une sélection. Anciennement, la sélection s’est toujours faite par l’échec, avec un taux de 60% d’échec en première année de licence. Quant au tirage au sort, même s’il permet à chacun d’avoir sa chance, il élimine des élèves très méritants ce qui est en parfaite contradiction avec la méritocratie tant valorisée par notre État.

Pour remédier à cela, il pourra y avoir plusieurs solutions :

-Accentuer la sensibilisation des élèves sur les différentes voies qui leur sont possibles et ceci dès la seconde

-Valoriser les filières professionnelles et technologiques qui permettraient alors de mieux « dispatcher » les étudiants

-Pour les élèves n’ayant pas d’idées, leur proposer une année de césure durant laquelle ils pourraient prendre le temps de réfléchir et découvrir différents domaines.

Le deuxième souci que la sélection universitaire pourrait engendrer est d’ordre social. Alors qu’elle semble être de pair avec la méritocratie, fondement de la République, beaucoup pensent qu’une sélection, telle qu’elle pourrait accentuer le processus de reproduction des inégalités sociales. En d’autres termes, qu’elle limitera l’ascension sociale,et qu’elle favorisera l’immobilisme social.

– “La reproduction des inégalités sociales par l’école vient de la mise en œuvre d’un égalitarisme formel, à savoir que l’école traite comme “égaux en droits” des individus “inégaux en fait”, c’est-à-dire inégalement préparés par leur culture familiale à assimiler un message pédagogique”

Ainsi, une sélection et une orientation précoce seraient propice à une forte reproduction sociale.

De surcroît, il est important de rappeler que l’université est et a toujours été le garant de la liberté à l’enseignement pour tous. Il y a énormément d’établissements privés, mais ceux-ci sont coûteux, et, donc, par conséquent, pas accessible à tous : c’est ce qu’on appelle la sélection par l’argent. L’université est accessible à tous et instaurer une sélection remettrai en cause cette accessibilité tant prônée.

C’est pour cela qu’il y’a un système de bourse et de prêts bancaires qui ne sont pas parfaits, certes, mais qui permet d’accéder à différentes formations.

Enfin, il est important de noter que l’éventuel souci d’une absence totale de sélection est une inflation scolaire. Trop d’étudiants diplômés d’un même diplôme possédant les mêmes compétences sur le marché du travail entraînent une dévalorisation du diplôme.

Ceci était un court écrit afin de tenter d’exposer de façon objective la nature de cette sélection ainsi que ces conséquences.

 

 

 

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